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Mécénat d’entreprise : comment choisir un projet de recherche en santé ?

09 Oct. 2026

Une table ronde sur la scène des Trophées FORCE 2026.

Une entreprise souhaite soutenir la recherche en santé. Elle a prévu un budget, parfois identifié un domaine qui lui tient à cœur. Reste à choisir : quel projet soutenir, et comment apprécier ce que son don permettra d’accomplir ?

Il est possible de s’engager sans être spécialiste du sujet. À condition de savoir sur quelle évaluation s’appuyer, de comprendre les besoins de l’équipe et de préciser, dès le départ, les modalités du soutien.

S’appuyer sur une évaluation scientifique indépendante

Un dossier de recherche peut être difficile à apprécier lorsque l’on n’en maîtrise pas le domaine. Une présentation convaincante ne suffit pas à établir la solidité d’une hypothèse ou la pertinence d’une méthode.

À la Fondation FORCE, un Conseil scientifique indépendant évalue les projets. Cette expertise permet d’examiner leur intérêt, les travaux déjà réalisés et les étapes proposées. L’entreprise peut ainsi construire son engagement à partir de projets évalués, sans avoir à se substituer aux scientifiques.

Elle garde toute sa place dans la discussion : comprendre ce qu’elle soutient, interroger l’usage de son don et choisir un engagement auquel elle souhaite contribuer.

Cinq repères pour faire son choix

1. Un sujet auquel l’entreprise souhaite s’attacher

Le lien peut venir du territoire, d’une expérience partagée par des salariés ou d’un domaine proche du savoir-faire de l’entreprise. Soutenir une équipe de recherche de son territoire permet, par exemple, de mieux connaître des travaux menés à proximité.

Ce lien facilite les échanges et peut susciter l’intérêt des équipes. Il n’est toutefois pas une condition de la générosité. Une entreprise peut aussi choisir une cause qu’elle connaît peu et prendre le temps de la découvrir.

2. Une étape que le don permettra de financer

Que pourra faire l’équipe grâce à ce soutien ? Acquérir un équipement, produire des données préliminaires, vérifier une hypothèse, préparer une étude clinique ?

Cette question aide à comprendre la place du don dans le budget. Un projet peut disposer de premiers financements et avoir encore besoin de moyens pour poursuivre. Plusieurs contributions peuvent également être nécessaires pour financer une même étape.

L’essentiel est de savoir à quoi le soutien sera affecté et si les moyens réunis permettent d’engager le travail prévu.

3. Un projet dont on comprend l’enjeu

L’entreprise doit pouvoir expliquer ce que l’équipe cherche, pourquoi cette question compte et ce que l’étude pourrait apporter. Elle n’a pas besoin de maîtriser tous les détails techniques.

Si le projet reste difficile à comprendre, il faut pouvoir demander des explications. La complexité d’un sujet ne préjuge pas de sa qualité ; elle appelle un effort de transmission. La fondation a aussi ce rôle de lien entre les chercheurs et ceux qui les soutiennent.

4. Un calendrier compatible avec l’engagement

La recherche demande du temps. Les résultats attendus peuvent être lointains, sans que le travail reste pour autant impossible à suivre. La mise au point d’une méthode ou l’achèvement d’une collecte de données constituent déjà des étapes dont l’équipe peut rendre compte.

Il faut convenir de la durée du soutien et des points d’étape, en tenant compte du calendrier scientifique. Un don ponctuel peut répondre à un besoin précis. Un engagement pluriannuel peut donner davantage de visibilité à l’équipe lorsque ses travaux s’inscrivent dans la durée.

Dans les deux cas, le suivi doit permettre de comprendre l’avancement, y compris lorsque les résultats conduisent à revoir la suite du projet.

5. Une structure capable de rendre compte

Avant de s’engager, l’entreprise doit connaître l’organisme qui recevra son don : sa mission, sa gouvernance, les modalités d’évaluation des projets et le suivi des fonds. Si elle souhaite bénéficier du régime fiscal du mécénat, l’éligibilité du don et la délivrance du reçu fiscal doivent également être vérifiées.

La Fondation FORCE, reconnue d’utilité publique, met en relation des donateurs et des équipes de recherche en santé. Son Conseil scientifique indépendant apporte l’expertise nécessaire à l’évaluation des projets. Ce cadre permet d’engager le dialogue sur le besoin de financement et sur ce qui pourra être partagé au fil des travaux.

Préciser les modalités avant de s’engager

Une convention permet de formaliser l’affectation du don, le montant et le calendrier des versements, ainsi que la durée de l’engagement. Lorsque le soutien porte sur un projet précis, il est utile de prévoir ce qui se passera si celui-ci évolue ou ne peut être mené comme prévu.

Les modalités d’information méritent la même attention : à quelle fréquence l’entreprise recevra-t-elle des nouvelles ? Sous quelle forme ? Une rencontre avec les chercheurs est-elle envisageable ? Ces échanges doivent être organisés en fonction des possibilités de l’équipe.

La communication se prépare également ensemble. Certains résultats ne peuvent pas être rendus publics immédiatement, notamment en raison des contraintes de publication ou de confidentialité. L’entreprise doit savoir ce qu’elle peut présenter à ses salariés ou à ses partenaires, et à quel moment.

Le cadre fiscal du mécénat

Sous réserve des conditions d’éligibilité, les entreprises relevant de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu selon un régime réel peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt. Dans le cas général, son taux est de 60 % pour la fraction des dons jusqu’à 2 millions d’euros, puis de 40 % au-delà.

Les dons retenus pour le calcul sont plafonnés, par exercice, à 20 000 € ou à 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxes si ce montant est supérieur. Les versements excédant ce plafond peuvent être reportés sur les cinq exercices suivants, dans les conditions prévues par la réglementation. L’expert-comptable peut vérifier les modalités applicables à l’entreprise et les obligations déclaratives.

Le mécénat se distingue du parrainage : il soutient une activité d’intérêt général sans contrepartie équivalente au don. Des formes de reconnaissance peuvent être prévues, mais elles ne doivent pas transformer le soutien en achat de prestations publicitaires.

Faire vivre l’engagement dans l’entreprise

Associer les salariés à la réflexion peut aider à faire connaître la démarche et à recueillir les sujets qui leur tiennent à cœur. Cela peut prendre une forme simple : un échange sur la cause choisie, une présentation du projet ou, lorsque cela est possible, une rencontre avec les chercheurs.

Le lien se construit ensuite dans le temps. Il ne dépend pas seulement d’une annonce de résultats. Comprendre les questions que se pose une équipe, les difficultés qu’elle rencontre et ce qu’elle apprend permet de mesurer la réalité du travail soutenu.

La fiscalité peut faciliter la décision. Elle ne dit pas quel projet choisir. Prendre le temps d’échanger en amont permet de rapprocher le souhait de l’entreprise des besoins de la recherche.

Soutenir la recherche avec la Fondation FORCE

En santé, certaines pistes demandent encore à être éprouvées avant de pouvoir envisager une application pour les patients. La philanthropie donne aux équipes des moyens pour mener ce travail, alors que son issue reste incertaine.

FORCE accompagne les entreprises dans la compréhension des projets et la définition de leur engagement. L’évaluation scientifique éclaire les choix ; le dialogue permet de préciser ce que le don peut financer et la manière de suivre les travaux.

Vous souhaitez soutenir la recherche en santé ? Contactez la Fondation FORCE pour échanger sur les projets et les modalités d’un engagement adapté à votre entreprise.

Questions fréquentes

Une PME peut-elle soutenir un projet de recherche ?

Oui. Le soutien peut être adapté à son budget et contribuer, avec d’autres dons, au financement d’une étape. La taille de l’entreprise n’est pas, à elle seule, un critère d’accès au régime fiscal du mécénat.

Existe-t-il un montant minimum ?

Il n’existe pas de seuil universel. Les modalités dépendent de l’organisme et du projet. Un échange permet de préciser ce qu’un don peut financer, seul ou avec d’autres contributions.

Peut-on affecter son don à un projet précis ?

Cela peut être envisagé avec l’organisme bénéficiaire, dans le respect de sa mission et de ses règles de sélection. L’affectation doit être convenue avant le versement et formalisée.

Faut-il s’engager sur plusieurs années ?

Cela dépend du besoin. Un don ponctuel peut financer une action définie. Un engagement pluriannuel apporte de la visibilité lorsque plusieurs étapes doivent être soutenues dans la durée.

Quand commencer les démarches ?

Dès que l’entreprise souhaite construire son engagement. Prévoir les échanges avant la clôture de l’exercice laisse le temps de comprendre les projets et de préciser les modalités du don.